Débuter au airbrush, les 4 approches.

Classé dans : Trucs et astuces | 0

Débuter à l’airbrush : 4 différentes approches

J’ai énormément appris en donnant des cours d’airbrush durant 7 ans. Ceci m’a permis de bien décortiquer toutes mes façons de faire. Je réussissais à atteindre de belles lignes nettes et précises sans trop savoir comment je m’y prenais. Je me suis analysée moi-même et j’ai beaucoup observé  comment s’y prenaient les autres. C’est par la suite que  j’ai pu savoir exactement quoi dire quand on me posait la question : comment dois-je faire  pour que mes lignes soient nettes et précises? Je répondrai à cette question dans une prochaine capsule.

L’observation des gens lorsqu’ils commencent à faire du airbrush m’a permis de regrouper 4  différentes approches :

  • Les ‘’ trop’’

    Ces personnes en mettent généralement beaucoup. La peinture fait des coulisses. On voit presque une épaisseur d’acrylique sur la toile. Bien souvent, en commençant par le noir, ils en mettent tellement, qu’on perd tous les effets de trois dimensions et aussi tous les détails. Pour corriger le tout, ils décident de mettre du blanc pour revenir en arrière. Cependant, ils en mettent encore trop. Le noir se perd sous le blanc et vice versa. Le projet d’airbrush ne se termine donc jamais.

  • Il y a ceux  qui commencent un projet de peinture à l’airbrush avec un élan et un enthousiasme incroyable.

    Ils sont rapides dans leur exécution et dans leurs apprentissages. Tout va très bien jusqu’au moment où ils commettent une erreur qui gâche leur peinture. Toute leur attention s’oriente vers cette gaffe. Ils perdent leur enthousiasme. Le résultat ne leur convienne plus et ils se fâchent contre eux-mêmes. Leurs attitudes négatives les amènent à gâcher davantage leur peinture à l’airbrush. Sinon, ils jettent leur projet à la corbeille et préfèrent recommencer à zéro. Ceci les amènent à se décourager avant la fin de leur projet.

  • Ceux qui ont peur et qui hésitent.

    Toutes hésitations transparaissent dans la réalisation d’une ligne à l’aérographe. On peut voir des mouvements saccadés dans un trait si on a hésité en cours de route. Ceux-ci ont peur d’essayer du nouveau et de se lancer dans des projets plus complexes. Bien souvent, ils mettent peu de peinture. Parfois, on voit encore le fond de la toile de canevas sous la peinture à l’aérographe. Tout est trop pâles et flou. Il y a peu de contraste marqué. Il faut se rappeler que les contrastes forts de blanc et de foncé attirent notre regard et apportent de la richesse dans une œuvre peinte. Quand tout est neutre, rien ne se démarque.

  • Il y a un autre type de personne qui reste calme et concentré peu importe la situation.

    Celle-ci avance tranquillement, mais sûrement. Lors d’une erreur majeure, elle reste calme et prend le temps d’arrêter à analyser le meilleur moyen de récupérer l’erreur commise. Le plus important de se rappeler, c’est qu’il y a toujours une solution. On peut décider de modifier certains détails de l’image. Il m’est déjà arrivé de terminer une peinture au airbrush et d’être fier d’avoir commis certaines erreurs qui m’ont forcées de changer mon œuvre et mon idée de départ. L’important est de rester créatif. En gardant une attitude positive, on se dit qu’on peut s’en sortir sans trop de mal. Ce type de personne se donne constamment de nouveaux défis et objectifs à atteindre afin de s’améliorer. Elle fait des tests avec plusieurs sortes de peinture. Elle se dit : ‘’ Est-ce que je vais avoir assez d’une vie pour tout réaliser ce que je veux avec cet outil? ‘’ En terminant une peinture, elle a déjà envie d’en faire une nouvelle parce qu’elle sait qu’elle va encore mieux réussir la prochaine fois.

C’est ce que j’adore du airbrush, même après 10, 15 ou 20 ans, on s’améliore constamment et on développe de nouveaux trucs. On se dit qu’on va atteindre des sommets encore plus élevés dans quelque temps.

Exercer le airbrush c’est un peu comme réaliser une recette. Si on met trop ou pas assez d’un ingrédient, on gâche la recette. Faut apprendre à bien doser les ingrédients. En peinture, les ingrédients secrets sont la composition de l’image, l’éclairage (les blancs), les ombrages (les foncés), les lignes nettes ou floues, les remplissages en dégradés foncés ou pâles, etc. Ensuite faut savoir comment réaliser ces différents ingrédients et savoir quand les utiliser.

Tout ce que je vous conseille est de persévérer malgré les gaffes et les embûches. On ne sait jamais où ceci peut nous mener. Une chose est sûre, c’est qu’on ne peut que s’améliorer. Notre talent se développe en faisant des expériences, bonnes ou mauvaises.

Pour terminer, vous reconnaissez-vous dans un de 4 types de groupe?

Ou sinon en avez-vous remarqué d’autres?

Votre opinion m’importe grandement, n’hésitez pas à me laisser vos commentaires.

Laissez un commentaire